C’est l’écrivain du XXe siècle Marcel Proust qui a inventé le terme « mémoire involontaire ».
Le curieux phénomène d’un souvenir déclenché par une odeur, un goût ou même un son.
Dans À la recherche du temps perdu , Proust décrit avec brio son sentiment de déjà-vu sensoriel, qu'il a éprouvé après avoir goûté les miettes d'une madeleine imbibées de thé.
Il suffisait d'une seule bouchée de ce gâteau français sucré et beurré, mêlé à du thé au tilleul, pour que les souvenirs d'enfance reviennent en force.
« Aussitôt, la vieille maison grise de la rue s'éleva comme un décor de théâtre… la maison, la ville, la place où l'on m'envoyait avant le déjeuner, les rues où j'allais faire mes courses, les chemins de campagne que nous empruntions… à cet instant… tout Combray et ses environs… surgirent, ville et jardins confondus, tout cela dans ma tasse de thé. »
L’appellation s’inspire de cette expérience : le souvenir des souvenirs olfactifs.
Notre nom est tiré du verbe français « appeler », « appeler (par un nom) », et du latin « Appellare », qui signifie « convoquer ».